20 octobre 2008
An Exhausting Friday.
Comme tous les vendredi, ce 17 octobre, je ne travaillais pas mais je me suis pourtant levé tôt.
Petit dej' déjà préparé la veille, vêtements pliés prêts à être enfilés et pique nique tout beau tout prêt dans une caisse demandant juste à être embarqué.
Ce vendredi je partais en sortie ! Ce vendredi je me joignais au voyage organisé dans le cadre de l'échange avec l'Allemagne. Ce vendredi donc, je travaillais mais pas comme d'habitude, car j'étais pas en costard, et je me trouvais face à des élèves anglais et leurs partenaires teutoniques.
C'était plutôt à la cool et le programme était enthousiasmant. Le matin c'était visite de Dunstanburgh et l'aprem d' Alnwick, à prononcer [Aanik], puis le soir, c'était bouffe à l'école avec ce que les darons apporteraient et ensuite, go in the city centre of Newcastle to meet the others assistants of the area in a pub.
Puisqu'il s'agissait de l'échange allemand tout était parfaitement minuté. Donc monter dans le bus à telle heure, arrivé à telle heure... etc.
C'est donc vers 10 h que nous arrivâmes à Dunstanburgh. Après être passé en bus dans de petits villages ou hameau particulièrement charmants j'avais une furieuse envie de remonter mon futal, mettre des bretelles me foutre pied nus et sortir ma pipe de sous ma cape ! Comprend qui peut ! Au final j'étais bien au chaud sous mon daffle-coat, et mon écharpe était appréciable sous le crachin et le vent de la côte.
En effet, le château de
Dunstanburgh, ou plutôt ce qu'il en reste, se trouve au bord la
mer du Nord. Il appartenait à St Thomas of
Lancaster, que je sais pas qui c'est, et pourquoi. Mais bon, sont pas
très fort sur les indications les anglais. C'était pas
la foire aux plaques explicatives et en plus c'était en
anglais !
Donc on débarque tout ce petit monde, et on attaque une promenade qui relevait plus de la randonnée finalement. Tout d'abord, descendre du village pour arriver aux abords des dunes et les traverser, puis arriver sur une plage vierge de sable fin. A l'horizon la mer, à gauche un cottage typique britannique en haut des dunes, en face, la mer à perte de vue, et à droite cette pointe de verdure et de roche qui pourfend les flots et où trône les ruines de ce château médiéval.
Ensuite, on longe la plage et on entreprend de monter ces vertes collines qui vont nous mener vers le château. Panorama incroyable. Enfin on en arrive à grimper les flanc de la colline pour arriver au portail de bois.
Il faut prendre soin de bien fermer les
portail car les moutons pourraient entrer dans le domaine. http://uk.youtube.com/watch?v=kgmdOYfVSjI (ouais la video est de traviole... c'est le portable qui fait ça)
Du haut de cette colline on peut voir que le chemin qui descend de l'autre versant mène au loin à un petit port d'où s'échappe une fumée plus qu'accueillante à mon avis pour le marcheur qui souhaite un pub typique pour s'en jeter une. Mais bon j'étais avec un groupe, et le retour au bus était « minuté » comme j'ai pu le dire plus haut. Donc pas pour cette fois, et on garde ses envies de hobbit ou autre lutin rêveur dans sa poche ! Donc retour au bus... et départ pour Alnwick pour le pique nique, les jambes lourdes de cette marche éprouvante sans compter les assauts du vent. L'avantage me direz-vous c'est que y'en a pas un qui bronchait dans le car.
Arrivé à Alnwick vers midi et demi, nous voilà en train de manger en face des fameux remparts qui ont servis de background pour Harry Potter I, II et pour Robin Wood, Prince of thief.
C'est jolie, mais sans plus. Je
m'attendais à mieux et je suis resté un peu figé
dans le délire du matin, et le mode touristique du château
l'après midi me semblait moins passionnant. Bon en plus il faut avouer que j'ai pris des photos avec mon mobile, parce que j'avais plus de piles dans mon appareil. Ce qui n'est pas pour arranger la situation. De plus comme il fallait
séparer le groupe le temps de la visite du château, je
me tape comme par hasard celui où il y a la fille qui a des
béquilles, et je me rend compte que tard que "miss luxation du genou" ne
peut pas monter les escaliers dans le château.
Au final, tout se déroule bien, juste que mon groupe est grave à la bourre.
En definitive, dans le bus, c'est Massive Attack sur les oreilles, et dodo. Retour maison, douche, un café, puis retour au college pour encadrer la soirée, avant de pouvoir enfin avoir la mienne de soirée.Car aimable comme nous sommes, avec l'assistante allemande, nous avons accepté de donner un coup de main à la responsable de l' échange allemand qui était dépassée (over booked comme on dit ici) avant d'aller à la notre.
ça va la bouffe que les parents ont apportés était bonne, la soirée s'est bien passé, sauf que je suis arrivé à la bourre pour leur quizz et je me suis retrouvé à la table de mon patron et de sa femme !
Au moment où j'ai dit « it's Ludwing von Beethoven, for sure » le principal m'a regardé, « Are you sure Arnaud ? _ Yes I am mister W. » je me suis dit que j'étais mort si c'était pas bon... Ce qui fais que, distrait, j'ai pas tilté qu'ils ont désigné le portrait de Karl Marx ensuite comme celui de Charles Darwin. Les boules. Au fond de moi je me suis senti intérieurement renié de ma famille lors de la correction. Bon au moins j'avais Beethoven de juste et au final mieux vaut ne pas se faire griller comme celui qui connais parfaitement bien Karl marx en ces lieux... :-P [j'ai même pas lu le capital en entier :( ]
Enfin après avoir rangé tout ça, la prof de musique nous a déposé en centre ville, et devinez-quoi !
Je ne me suis pas gêné pour aller commander une pinte avant de dire « Bonjour , Hello, Gutentag, ou Holà » aux gens qu'on était censé rencontrer dans le Pub...
Une bonne soirée mais y en aura des meilleures, à suivre. je suis quand même rentré pété at home.
14 octobre 2008
J'ai pas fini d'en voir...
Aujourd'hui, le résultat du débat sur l'hyper surveillance est un peu décevant. En effet, hier le débat allait bon train, en partant de la déconne sur le port de la cagoule ou le bombage de caméra jusqu'au fait plus sérieux d'être continuellement filmé et fiché en Angleterre.
[Dans ce pays, les caméras sont partout. Ils sont totalement fou en ce qui concerne la bureaucratie. Non content d'avoir mon extrait de casier judiciaire français, il exige depuis cette année pour les assistants d'ouvrir un casier ici (CRB check). Exemple un Londonien est filmé en moyenne trois cent fois dans une journée.]
Ce matin l'autre groupe n'avait pas la même opinion. Ils s'en foutent puisqu'ils sont citoyens modèles, ils se sentent rassurés. L'évocation de 1984 fut brève et pas fructifiante.
Je ne veux pas qu'ils aient la même opinion que moi à ce sujet, bien au contraire, mais j'aimerais surtout qu'ils ouvrent les yeux et ne reste pas passifs.
« Le flic moderne » s'appelle le document. Très bon article, même si objectivement le point de vue du journaliste perce vers les aspects négatifs de la chose. Si hier on évoquait non pas une solution à cette hyper surveillance mais plutôt diverses alternatives, c'était très excitant de travailler dans un tel état d'esprit avec les Y13.
Maintenant me voilà dépité d'avoir entendu des adultes en puissance, se satisfaire de la présence de caméra partout et par la-même rester passifs aux changement de la société actuelle.
A leur âge je voulais changer le monde avec des belles idées plein la tête, irréelles certes mais au moins je rêvais...
Conditionné dans un environnement stricte qui est censé les préparer au monde du business. Ils n'ignore pas leurs libertés ou les libertés qu'ils pourraient avoir, mais peut être qu'ils n'en veulent pas. Je ne sais trop quoi penser.
En conclusion, après 3 ¼ d'heure. Il y a plus de gens dans le monde qu'avant donc plus de crime, mais plus de misère, d'injustice, de sentiment d'insécurité et d'étouffement dans la société. Un cocktail détonnant. A savoir quelle chose découle de la quelle ?
Malgré tout ça rien ne bouge... Affaire à suivre. On a entamé du Keny Arkana en fin d'heure, on verra la semaine prochaine. Et pourquoi pas leur demander un essai après que je noterai ! « Car changer le monde commence par se changer soi-même ».
Petite note de dernière minute qui vous fera bien marrer. Ce matin j'ai pas pris de manteau. En sortant du lycée à 4.00, il s'est mis à pleuvoir de ces cordes, que seul notre bon seigneur sait nous en pisser sur la gueule. Je ne vais pas citer Braveheart, mais ceux qui connaissent auront deviner.(sinon demandez toujours)
En cinq minute mon costard trempé. j'avais pas l'air con à l'arrêt de bus à côté de certains élève qui avaient des parapluies...
Enfin bon suis pas mort.
Cheers.
13 octobre 2008
Regarde au fond de tes santiags:
Vous le remarquerez peut
être entre ces lignes mais la grammaire, le style et la syntaxe française ne
sont pas mes meilleurs potes. Je n’écris pas cela pour justifier les erreurs d’orthographes
à venir (heureusement il y a le correcteur automatique) mais pour que ceux qui s’arracheront
les cheveux en lisant ces lignes puissent se faire une raison, il y a des quêtes
impossible pour certain, moi c’est l’orthographe.
Résumons un peu, ancien
étudiant Erasmus en sociologie à Leipzig, j’ai décidé deux mois après mon
arrivée de poser ma candidature d’assistant. Pourquoi ? Etre étudiant
Erasmus permet bien de découvrir un pays, une culture mais après réflexion cela
reste trop limité, trop en surface. Donc en cherchant à rentrer au fond de la
société allemande et plus particulièrement celle d’ex Allemagne de l’est, j’ai
trouvé ce poste d’assistant de langue comme la meilleur occasion de se faire
une place dans cette société, de pouvoir observer parents, enfants et
instituteurs.
Bien sûr c’est autre
chose que faire des cafés, demandant plus de travail de préparation, avec un
minimum de responsabilité et d’engagement dans ce que l’on met en place. Un moment
l’hésitation m’a talonné lorsque j’ai imaginé devoir entretenir l’illusion de cette
France aux accents de carte postale, de baguette, de fromton et de rouge. Et
puis non, finalement c’est nous qui tenons la barre, le vent souffle dans une
direction assurément, mais c’est à nous qu’incombe le choix de serrer au vent
ou de se faire pousser par le vent, grande voile déployée.
Pour finir ce poste
ajouter un argument, celui de faire autre chose que de trainer sa carcasse sur
les bancs de l’amphi et mettre les mains au fond du moteur. Avec pas mal de
temps libre au tour, voila un travail que je conseille.
12 octobre 2008
Premiers pas :
Altenberg cela fera 24h que je suis arrivé dans la banlieue de Cologne. Devant mon Pc, voila mes premières impressions de ce stage de formation pour le poste d'assistant de langue française qui se déroule en Allemagne.
Mise au clair, je pensais
arriver dans un centre d’hébergement des plus banal et je me retrouve dans un
ancien cloître surplombé d’une église
évangéliste imposante de 35
mètres de haut , faite d’une pierre marron grisonnante.
La cloche sonnant toute les demi-heures, l’orgue crachant de 18h à 21h des
aires d’un récital dépassés, flippant, nous sommes coupé du monde. Les locaux sont agréables, les salles de
séminaires sont sobre si l’on fait abstraction des crucifies surplombant nos
chères petites têtes qui atteint parfois une taille humaine.
Donc reclus dans ce
monastère, prés de 120 futurs assistants
ont déposé leurs sacs devant la grille du cloître ce lundi. Deux bus étaient
venus déblayer le groupe français qui bloquait un quart de la sortie de la gare
de Cologne depuis ¾ d’heure. En retard
comme tout bon étudiant, je me suis pointé au rendez vous 5 min plus tard. Pas
parce que j’ai pris trop de temps à boire mon café, mais parce que j’ai eu
l’idée magnifique de tenter d’économiser l’achat d’un petit livret d’une
vingtaine de page pour mon agenda. Arrivé dans le bureau de la sécurité, l’agent
me prend ma carte d’identité, fouille mon sac et finalement me laissera
repartir sans me demander de me justifier. Sentiment d’avoir fait un truc
débile, et de comprendre trop tard que cela aurait pu me coûter bien plus, je
suis reparti en trottant pour rattraper le retard.
Le temps de charger nos
sacs dans la remorque du bus (remorque à vélo je précise, mais avec bâche je
rassure), j’étais assis dans le bus, bien décidé à passer les 30 prochaines
minutes dans mes songes, à dormir. Avec les vendanges dans les jambes, les
soirées en parallèle je devais comptabiliser 5 heures de sommeil par semaine
(ok je me la raconte..), en tout cas j’étais sur les genoux. Malheureusement c’était
sans compter sur un autre assistant assis deux rangs plus en avant dans le car.
Très enthousiaste à rencontrer autant de personnes, il a débité sans même
prendre le temps de respirer son cv, sa vie et ses blagues. Donc oublier le
petit somme réparateur, et vive le self contrôle………….. oui prendre sur soi ça
vous pompe l’énergie. Pourtant je n’étais pas encore sorti d’affaire comme j’allais
l’apprendre plus tard dans la soirée.
Pendant ma courte pause
dans la gare, j’avais la vive impression d’être un extraterrestre en face d’autre
extraterrestre. Eh bien à la sortie du bus j’avais l’impression d’être devenu
un autiste. Surtout qu’à la descente, en chargeant le sac sur le dos, ouvrant
les yeux dans cette zone reculé entouré d’arbre, j’ai surpris le mot « evangilisch »
inscrit sur l’écriteau souhaitant la bienvenue. En fin de compte après avoir
passé 10 heures de voiture pour arriver à Cologne dont une heure à la douane,
tenue des monologues pour faire passer le temps, être menacé d’aller faire un
tour en cellule et d’avoir pris trente minutes de bourde-ment dans les oreilles,
le centre évangélique de Altenberg avec son église gratte-ciel me donna l’impression
d’avoir accomplie mon chemin de croix afin de goutter à la solitude d’un
séminaire spirituel. Heureusement la vue de la première croix me remis la tête
sur les épaules…. Attention terrain miné soyez vigilant la morale n’est pas
loin.
Olivier
11 octobre 2008
Living in the UK
I live actually in United Kingdom.
Une semaine viens de s'écouler
depuis a dernière fois. Une semaine forte en émotion,
puisque j'ai enseigné mes douze heures et j'ai encore
découvert un bon nombre de différentes choses. Comme tout le monde me demande le temps qu'il fait. Et bah après de brèves pluies, il fait souvent beau ici parce qu'on est près de la côte.
Il est particulièrement difficile d'écrire quelque chose de construit après une semaine. Alors la prochaine fois, j'essaierai de préparer des anecdotes au fur et à mesure.
Ce qui est assez marrant c'est que mes flatmates ont l'impression que je bosse sur mon ordinateur, comme je suis installé dans le salon. Et finalement, je me contente simplement de vous livrer ce qui me passe par la tête sur mes impressions de la semaine.
« Revenons-en à nos moutons ! » expression que j'ai essayer d'expliquer au Y12 après une digression sur les boîtes de nuits à Newcastle. Donc comme je suis universitaire (héhé) nous allons essayer d'organiser cela par thème, sans aucun rapport avec nos chers amis Ovins.
Cette semaine, j'ai enseigné pour tout les niveaux. J'ai enfin un emploi du temps.
J'ai pris beaucoup plus d'aisance en anglais, et trouvé plus de marques dans le paysage.
J'ai trouver quelques perles en centre ville, shops et coins sympa.
Et je me suis couché tôt presque tout les soirs à cause de l'usure du métier !
Tout d'abord, il faut souligner que le sujet principal du blog étant d'aborder le boulot d'assistant selon deux points de vue différents, je vais me concentrer sur ce point :
Cette semaine, on m'assigner un emploi du temps correct. En fait toutes les semaines je vais avoir mes vendredis.
En fait j'ai des horaires fixes de semaines en semaines en ce qui concerne tout les étudiants qui préparent un examen (Années 11, 12, 13). Et pour le reste ça va varier selon les réservations des profs de français qui souhaitent profiter de mes services de qualités.
Avec les plus jeunes, généralement, de Y7 à 10, il me suffit de préparer en cinq minutes quelque chose, et pendant leur heure de classe, les profs me les envois par petits groupes et on travaille l'oral, on voit du nouveau vocabulaire et c'est aussi l'occasion de combler les fossés pour les plus à la bourre.
C'est plutôt bien de travailler comme ça, et ils sont très enthousiastes à cet âge là.
En ce qui concerne les 11, eux ont des examens oraux durant l'année. Donc j'ai des horaires fixes avec eux. Je les ai par groupes de cinq durant leurs pauses repas. C'est un peu ennuyant pour eux comme pour moi, parce qu'ils ont un programme pourrave qui évalue leur niveau après quatre ans de français.
Ils ont un « speaking book »
avec des questions qu'il doivent travailler et développer durant
l'année pour l'exam. Au final, ils sont en pleine crise d'ado
et ils sont paresseux, surtout les filles. C'est un peu mon défi pour
l'année rendre tout ces moments agréables pour eux
comme moi. Après le Lunch time, c'est un peu saoulant.
Pour les 12 et 13, ils ont aussi des exams, mais leur programme est bon. Exclusion, immigration, hypersurveillance, rapports familiaux et conflit des générations, éducation, etc...
Pour la première semaine Tim, mon tuteur, mentor, ou responsable, m'a fournis les documents nécessaires pour le début.
La semaine prochaine, je leur prépare une chanson sur la liberté, la lobotomie mondialiste et le fichage, flicage.
A propos de l'école en général, je suis bien intégré. Tout le staff du département des langues modernes est sympa. Les « dames » de la cantine, où les repas sont gratuits pour le staff, ne manque pas de m'engraisser. Et avec Sarah, l'assistante Allemande qui viens de Köln, on s'entend bien.
Concernant la vie ici, avec mes collocs ça passe mieux, on trouve déjà plus d'occasions de se parler. Et si j'ai besoin d'une quelconque information, ils sont là pour m'aider.
Dans les bus, je ne suis plus paumé. Par contre certains chauffeur ont un fort accent Jordy, donc pour leur demander une information ou rien que ma destination, parfois c'est assez chaud.
J'ai découvert samedi dernier, après m'être battu un bon bout de temps sur « le champs de bataille des taxis » à 3h du mat' à Newcastle, qu'en fait il y avait des bus de nuit toute les heures qui m'amènent à cinq minutes de chez moi... Pratique :) ! Une sacrée histoire, j'étais sacrément fait samedi dernier.
Pour les courses, je commence à
trouver de bons repères, les « marques repères »
donc les dépenses baisse
et la vie britannique s'impose
toujours un peu plus à moi. Dans un grand centre commercial en
centre ville j'ai trouvé un Waitrose où la bouffe est
de bonne qualité et où il y a un super rayon bière.
Pas que Becks, Stella, Carling mais aussi un bien agréable
étalage de bière britannique en bouteille de toute
sorte avec un petit magasine... Le paradis. J'ai pris un malin
plaisir à discuter avec le vendeur un petit moment et il m'a
fait tester quelques trucs. Notamment la Hobgoblin, qui est pas mal.
J'ai pris l'étrange habitude de manger un bol de Beanz tout les jours en rentrant du taff ! Avec un peu de cheddar ou des toasts ! Je sais que Joss va kiffer que je dise ça ! Donc je me cale devant la télé et je mange mes haricots ( 0.50 pence ) la boîte. Tu m'étonnes que tout les anglais en ont dans leurs armoires...
J'aurais encore plein d'anecdotes du genre, mais finalement il vaut mieux que je m'organise pour prendre des notes de temps en temps et trouver les mots justes à transposer ici. J'ai d'ailleurs acheter un carnet pour ça.
Best regards from Newcastle.
Arnaud.
03 octobre 2008
What is it about the uniforms ?
Il est couramment admis que les établissements scolaires ne sont pas les mêmes au Royaume-Uni qu'en France. Anyway, Il y en a certains qui justement le sont et donc il y a aussi les autres. Vous devinerez que moi, je travaille dans « les autres ».
On ne pourra pas dire que je n'étais pas prévenu. Charlotte (l'ancienne assistante) m'avait expliqué de quoi il retournait.
Je vais donc vous parler aujourd'hui de mes premiers jours et de la politique de l'école. Nous pourrons alors comparer tout cela avec l'expérience d'Olivier (dit plus communément « Zinzin »)quand il aura commencé en Allemagne de l'Est.
Emmanuel College est un établissement récent (18 ans), dont les fonds sont assez élevés et ça se ressent dans les niveaux de vie du staff et des élèves à l'école.
Pour vous donner un équivalent français, les niveaux vont de la sixième à la terminale.
Les résultats aux examens de GCSE sont de 97 % de réussites ( general certificate of secondary education) pour le brevet et bac.
Donc le but c'est que les étudiants donnent le meilleur d'eux même, les devises sont : « our core values : Honourable Purpose, Humility, Compassion, integrity, Accountability, Courage, Determination. »
L'opinion des élèves est que c'est trop stricte. Maintenant, ils savent aussi qu'ils sont dans la meilleure école du nord de l'Angleterre et qu'ils ont de la chance d'y être.
L'école n'est pas privée et tout le monde peut tenter de s'y inscrire donc les places sont très chères.
Comme me l'expliquait un prof de physique en mangeant, depuis la création d'Emmanuel College le niveau d'éducation dans toute la région a augmenté parce que cet établissement tire les autres vers le haut.
En fait c'est assez particulier... L'ambiance n'est pas tendue. C'est strict mais tout le monde est habitué. Les profs n'ont pas de problème à faire le compromis du costume-cravate, car l'établissement déchire et les élèves, pour certains, voudraient presque dormir à l'école s'ils le pouvaient.
C'est pourtant un uniforme strict avec la veste bordeaux jusqu'à la onzième année. Bas gris, pantalon ou jupe, sac noir, chaussure noires. Maquillage interdit port de la cravate obligatoire enlever sa veste est autorisé en classe ou à la cantine seulement.
Pour les 12 et 13 (A levels) c'est costume noir pour les gars et tailleur noir et veste noir pour les filles. Le but étant de les placés dans une sorte de préparation au monde du business.
Mais bon pour beaucoup, l'avenir c'est l'université et un retour à la norme...
Donc les avis sont très partagés sur l'uniforme et je vous en parlerais plus quand j'aurais pu mener un débat construit là dessus avec les élèves...
Je vais arrêter l'exposé peu organisé de l'école pour en arriver à mes premiers jours, parce que il y encore beaucoup de choses à dire...
Lundi,
Je suis arrivé bien en avance, et c'est Anke, une prof d'Allemand, qui m'a accueilli à la réception.
J'ai ainsi brièvement fais la connaissance de Sarah l'assistante Allemande autour d'un café dans la salle des profs. Puis Tim est arrivé, mais il a fallu rapidement que l'on se rende dans le théâtre pour la réunion hebdomadaire du staff. Là les personnes importantes font un petit discours. Le principal, M. Winch nous a ainsi présentés.
Puis ensuite, c'est là que j'ai le plus halluciné. Je me suis retrouvé dans la classe d'une prof de français avec des élèves jeunes et pour qui le lundi matin, mieux vaut ne pas avoir une cravate mal mise ou qu'une posture ne soit pas très droite.( Les plus jeunes, prennent cher au niveau de la tenue et de la discipline. Pour les plus vieux c'est à la cool !)
Puis on m'a dit qu'on allé chanter (why not?). Et en rangs, les classes se sont toutes dirigées dans une étrange procession derrière leurs professeurs vers le Assembly hall. Là une estrade était dressée et des rangées de chaises remplissaient cette salle de sport (+ de 1000).
Là tout le monde s'est assis sans cérémonie mais avec toujours cette même discipline. Sur le mur du fond, un chant catho était projeté. (première surprise, pour une école publique)
Alors des A-level( les étudiants les plus vieux, Bac) ont présenté leur voyage de bénévolat en Afrique du Sud avec un diaporama et un très bon exposé. Le principal a fait un grand discours, à propos des devoirs, de l'école, de l'avenir et pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux assistants. Puis a récompensé les bons résultats sportifs.
Une étudiante a lu un passage de la bible puis tout le monde s'est levé pour chanter - avec ou sans convictions – ce qui était à nouveau projeté au mur.
Puis tout le monde est retourné dans sa salle pour commencer la semaine et travailler une heure avant la récréation.
Wahoo ! Que d'émotion et de sujet de discussion pour cette première matinée.
Ma première semaine est avant tout faite pour que j'observe, que je rencontre les élèves et que je puisse juger de leur niveau de langue.
Dans chaque classe, j'ai était présenté. « M.Chuette »
Mardi,
Il pleut ! Comme j'étais très en avance la veille, j'essaie de la jouer plus cool sur les horaires de bus. Bon ! Le problème, c'est que je ne prend pas le bon. Je vais à Lobley Hill road. C'est dans la vallée et pas sur la colline. 8H35 je me retrouve dans la ...
je prend donc un bus en sens inverse et j'explique mon problème au chauffeur et il me dit exactement ou descendre. Là je me retrouve au bon endroit mais ma correspondance est déjà passée. Il est 8H46, j'embauche dans moins de quinze minute. A pied j'en ai pour 20 minutes, je n'ai pas de basket et il pleut. Avec chance, au premier carrefour, je trouve un taxi vide qui s'arrête. Ouf ! 8H58 j'arrive devant l'école.
Aujourd'hui j'ai changé de veste ! Mon emploi du temps et ma carte de cantine sont restés dans la poche intérieure.
La journée commence super bien !
Au final la journée s'est bien passée, tout le monde m'appelle M.Chuette, s'est assez drôle. Les élève ne manque pas de me dire un « Bonjour M. Chuette » dès qu'il me croise avec un accent qui me pousse à sourire à chaque fois.
Dans chaque classe on me présente. On me pose des questions qui varient selon les niveaux...
Certains profs ne manquent pas de signaler que je viens de Tours et que c'est l'endroit en france où on parle le meilleurs français. Ça va je ne suis pas non plus une bête de foire.
Par contre, à la fin de la journée, j'en peux Sup' ! Je suis rincé !
Mercredi,
C'est cool !J'attaque la journée convenablement, et je commence à trouver ça drôle de changer de cravate tout les jours et d'arpenter les couloirs en tant que membre du staff.
En plus je rencontre les plus vieux aujourd'hui, et bien évidemment nous n'allons pas parler de la météo ni de ce que font mon frère ou ma sœur dans la vie ou autre truc banal...
Donc les avis vont bon train sur la crise économique, sur Sarko et Sego, sur l'importance du recyclage etc...
C'est là que je me dis que l'année va être bien et que ces étudiants vont être intéressants et vont vouloir apprendre plein de choses au delà de la grammaire.
Encore une fois, le soir, j'en peux plus. Je suis claqué. Je reçois un coup de fil de Simon, qui me donne son nouveau numéro anglais, et on discute un peu.
Puis je scotche devant la télé ! Il y a la nouvelle saison de Heroes qui commence sur BBC 2 et BBC 3 ! :-)
Jeudi,
Tout va pour le mieux, une petite routine s'installe dans les horaires mais je commence à prendre mes aises avec mes collègues, je prépare certaines choses pour mes cours à venir et je découvre toujours plein de nouveaux aspects.
Dans mon espace perso je publie une petite revue de presse (facile) avec du vocabulaire et un dessin humoristique. Je dessine un bon vieux cliché que j'affiche de notre bon français moustachu, avec le foulard rouge, le maillots blanc rayé bleu, la baguette à la main, le bérêt, la clope au bec, la bouteille de vin dans la besace, en sabot et suivant le panneau « escargot et cuisse de grenouille ».
Et j'écris pas mal de chose au tableau quand je parle et je n'hésite pas à aller au contact ( mais moindre contact interdit) des élèves lors de travails oraux.
Fin de journée, j'ai bien bossé et y a restaurant de programmés avec Tim, Anke, Sarah et Lucy (une autre prof de français).
Le vin sicilien je kiffe pas trop, mais bon, c'était pas le plus cher. Et j'ai le temps avant de leur faire boire du bon vin ;-) de chez nous plus tard. J'ai vu un magasin où il y avait du Château de la Grille comme Chinon.
Vendredi,
Aujourd'hui ! Bah ! Je travaille pas.
Je vais essayer de faire une lessive ! C'est pas gagné.
Et ce soir c'est Bières...






